Bios

 

FANTAZIO / BIOGRAPHY-

SAXON, by Samantha Lavergnolle.

An Unidentified Musical Object.

An expression often used haphazardly, but in this case, illustrates Fantazio’s universe perfectly. A true showman, a spirit haunted by incredibly extravagant creativity, bringing together the most divers crowds over the course of his performance-like concerts.

Covered in tattoos, traumatised for a long time by the figure of Elephant man without having seen the film, his stage name inherited during his punk era, this wild individual is a character out of the ordinary and his music totally uncategorised.

As if he and his doublebass where one, his fingers bashed by mishandling the cords, he has travelled with his peculiar music throughout different countries, concert halls, bars, street alleys and is now propelled as one of the most fantastic figures of the Parisian alternative scene.

If one had to detect all the different styles in this musical ensemble (one might judge as having no head or tail), you could probably find as much scruffy punk as anxious jazz, hazy hip-hop or truculent childish, dadaist speechs, brassy rock as well as electronic rhythms.

A mixture between an aniseed (the drink) brass band and a surrealist experimental work shop, the man-elephant and his Gang playfully dodge expectancies using noises that wander and tranquil sounds to the limits of obliteration. At the centre of these treasures of musical inventiveness, Fantazio narrates, sings with his malleable voice, spits out, roars,howls, becomes a malicious geisha or either a crude crooner, his sudden outburst of words instigate strange stories in a hallucinated storyteller posture.

 

 

BIOGRAPHIA _ LATIN

Il contrabassista, cantante e performer Fantazio, porta

la sua indelebile faccia da crooner da ormai vent'anni

a destra e a manca, in giro per il mondo della musica

fuori-norma. Di volta in volta one-man band furioso,

improvvisatore agitato, compositore meticoloso,

agitatore di masse, poeta e attore solitario, jazzman

confusionario. Delle sue collaborazioni si potrebbe

riempire un intero quaderno, da Benjamin Collin

a Charles Pennequin passando per Katharina

Ex. Responsabile di alcuni dischi, rari quanto

indispensabili, lo si trova regolarmente al fianco della

batterista-percussionista giapponese Emiko Ota, con

la quale condivide anche l'amore per l'avventura.

Frank de Quengo, per la presentazione

del disco GGots des Harry's,

settembre 2015.

 

Par Franq de Quengo:

Néant 72,

Le contrebassiste, chanteur et performer Fantazio,

trimbale sa pomme de crooner indélébile depuis

une vingtaine d'années aux quatres coins des

musiques hors-norme. Tour à tour one-man band

furieux, improvisateur agité, compositeur méticuleux,

agitateur populaire, poète et acteur solitaire, jazzman

bordélique, ses collaborations rempliraient un carnet

de note, de Benjamin Colin à Charles Pennequin en

passant par Katherina Ex. Responsable de quelques

disques aussi rares qu'indispensables, on le retrouve

régulièrement aux côtés de la batteuse percussionniste

japonaise Emiko Ota avec qui il partage volontiers le

goût de l'aventure.

Frank de Quengo in présentation du

disque GGots des Harry's.

 

Par Xavier Lemettre:

Fantazio collectionne les appellations contrôlées : musicien, comédien, auteur-compositeur-interprète, improvisateur, histrion, trublion, poil à gratter... Des appellations forcément réductrices qui laissent de côté la profondeur du personnage pour ne mettre en avant que sa fantaisie. Alors qu'il y a du fond chez le contrebassiste-chanteur. Engagé et engageant, il poursuit une démarche on ne peut plus cohérente : créer du lien et de la poésie " live ". Fêtes forcément inattendues, ses concerts se présentent comme de grands barnums improvisés. Punk de culture, pas forcément jazz, pas franchement chanson, Fantazio a su trouver comment magnifier l'art de l'à-peu-près, étonner son monde et susciter des rencontres-choc placées sous le signe de l'instinct. D'autant qu'il marche au coup de cœur, de ses consoeurs Joëlle Léandre ou Sarah Murcia à l'accordéoniste René Lacaille, en passant par Akosh S, Rodolphe Burger, Camille Boitel, Jean-Yves Ruff, les Indiens déjantés d'Indus Bandits ou le Quatuor Bela, sans oublier son propre Gang. Lauréat de l'Académie de France à Rome - la Villa Médicis, où il a été pensionnaire en 2016 en catégorie musique, la création Lullaby Péplum avec Théo Ceccaldi sera le premier nouveau projet de son retour en France.

Histrion, trublion, poil à  gratter. Fantazio collectionne les appellations contrôlées. évidemment réductrices, elles délaissent la profondeur du personnage pour n'accentuer que sa fantaisie. Entre décroissance, artisanat et DIY, le contrebassiste-chanteur n'est pas là pour " vendre du disque ", mais pour créer du lien " live ". Pas vraiment punk, pas tout à fait jazz, pas franchement chanson, il magnifie l'art de l'à-peu-près et marche au coup de cœur. Après Joëlle Léandre, Denis Charolles ou Katherina Ex, il a " flashé " pour le saxophone ondulatoire de l'ex-ONJ Antonin-Tri Hoang lors d'une soirée hommage à Jacques Thollot en début d'année. Une rencontre de bonne augure!

 

Improvvisatore che a scelto in quest"anno in residenza a Roma di lasciare un po' riposare i suoi vent'anni d'improvvisazione musicale per scrivere testi e discorsi sociali, politici e poetici, Fantazio, Invitato dalla filarmonica romana, fara un concerto composto di testi, su musica improvvisata o composta qua a Roma: un discorso del Papa Francesco del 24 dicembre 2020, qualche testi di Maiakovski, e qualche improvvisazioni verbali e sonori, in una piccola stanza leggera e carina del secolo XVI del piano terra della Filarmonia. Per questa forma, invita Antonin Tri-Hoang, stella bruciante del jazz improvvisato francese, tra ricerca curiosa e melodista furioso.

Fabrice Denys, detto Fantazio, è nato nel 1972. All'eta di 15 anni ha ereditato un contrabbasso, che poco a poco a imparato a suonare. Ha cosi cominciato a esibirsi per strada come solista. In seguito si è trasferito per un anno a Pechino e poi a Berlino, dove ha continuato a lavorare all'improvvisazione e dove è restato fino al 1999. Interessato alla rottura dei ritmi, delle situazioni e degli angoli di attacco, ha collaborato con numerosi musicisti, in sale da concerto e in teatri. Ha così elaborato performance "improvvisate" in Europa, Africa, Asia e America latina, sempre in compagnia del suo contrabasso e della sua voce, che "piega" nelle varie lingue che ormai conosce: l'italiano, lo spagnolo, il cinese, l'inglese e il francese. I suoi spettacoli diventano delle situazioni in cui musica, performance teatrale e poetica si mescolano per scavare sempre più nei legami fra disturbi intimi e sociali.

 

 

Après vingt ans de joies et catastrophes,

de sacs entiers de textes perdus et d'amitiés retrouvées,

FANTAZIO vous présente

Un fantaztico voyage au pays des enfants déformés,

En quatre tomes sonores,

truffés de Rockabilly-Hip-Hop improvisés, chansons militaires régréssives, Nursery Rhymes, Jazz primitif et psycho-anal-groove.

Pour chaque don de sang sûr dépassant 80 euros: une chanson improvisée de trente secondes à partir de votre prénom et d'un traumatisme enfantin de votre choix.

 

Par Nicolas Flesch

Il est comme ces affiches qu'on déchire, qui laissent apparaître les bribes d'affiches plus anciennes, on tire des lambeaux, ça fait apparaître des couleurs, on superpose un chiffre, une pizza, un clavecin, Trump, un aspirateur, On déchire un immeuble, ça dévoile une bouche qu'on lacère, une forêt jaillit dans la bouche de l'immeuble, on balafre une lèvre, le fragment d'un avion percute une horde au galop, on déchire et des sirènes-bazooka sur la pizza, on déchire et Marilyne Mitterand, on déchire et ça fait des monstres, on déchire et ça fait des énigmes, ça n'est jamais pareil, Fantazio. Il est une danse infinie dans laquelle le passé surgit, un passé aussi vivace qu'un présent, aussi surprenant qu'un futur, c'est une infinie métamorphose qui voudrait que le présent soit à nouveau le chaos qui contiendrait enfin tout l'univers.
Fantazio vient clore notre festival, nous ne savons heureusement pas à quoi ressemblera sa tentative. C'est exactement ce qu'on espère de Fantazio : ne pas savoir.

 

 

 

Fantazio ? Un nom d’oiseau pour drôle de zig que vous connaissez sans doute si vous aimez traîner vos guêtres hors des sentiers battus. D’un coin de bitume de l’Est parisien aux comptoirs les plus reculés de l’'Hexagone en passant par le squat d’à côté, l’'homme-contrebasse bâtit sa légende au gré de performances aussi déjantées sur le fond que dans la forme, par une maîtrise inouïe du barrissement d’éléphant et un sens aiguë de la comptine enfantine remise au goût du jour des ancêtres, les tribus mythiques du rock, du punk, et de leurs pires ennemis. Trois ans après The Sweet Little Mother Fuckin’ Show, l’énergumène revient avec un second pavé dans la mare de « La musique populaire », celle-là même qui donne son titre à l’une des chansons manifestes de ce nouvel opus, un tube hip-hop en puissance savamment chaloupé avec la complicité de René Lacaille. A l’instar de cette rencontre avec l’accordéoniste réunionnais, le tour de manège auquel convient Fantazio et son combo s’inspire de ses errances, vécues ou fantasmées, toujours subversives et authentiques. Une équipée sauvage et poétique dont les montures parlent français, anglais ou italien, mais tendent surtout à provoquer l’électrochoc d’un nouvel idiome musical. Antithèse à l’exercice de style, celui de Fantazio brasse et brouille les formes convenues du jazz franchouillard et du yéyé birman, du pogo rituel, de l’afrobeat spaghetti et de la fanfare techno. Autant de chinoiseries soigneusement mises en boites sur une production plus léchée qu’on ne pourrait s’y attendre de la part d’un artiste à l’aura de fou furieux. Heureux trublion de la scène alternative, notre crooner a définitivement plus d’un tour de bruitages et de swing à offrir en partage. Sombres rêves ou tendres cauchemars, son univers est une bouffée d’air, toxique pour les tenants du consensus, enivrante pour qui veut bien y prêter une oreille. Ouvrez la vôtre, l'’Elefantazio arrive à grands pas près de chez vous

 

 

 

 

The French Music Review Fantazio / The Sweet Little Mother Fuckin’ Show

"Beats made by beasts" The Sweet Little Mother Fucking Show is a hard album to review.

By Carl Siewertz February 27, 2006

There’s no use saying it reminds you of so and so as the usual genres and reference points go out the window for this one. The album feels a little bit like a travelling circus or a travelling experiment where anything goes. If the album where a film it might look something like ‘time of the gypsies’. It’s more of an experience and by the end of it you feel like you’ve been invited into another realm of possibilities. Central to the sound of the record is of course the double bass of Fantazio himself. Guitar, drums, saxophone, percussion and samples are some of the instruments and sounds which then flesh out the score of this gypsy-like extravaganza. The SLMFS sets out to travel the globe. The voyage begins with opener 'Seven Days' where the singer wakes up in Rome and further travels then include Thailand, Japan and London. But the record doesn’t just travel lyrically it also travels musically. In fact some parts of the record sound like an ongoing improvisation. As though the travelling or improvisations are happening as we listen to them. Perhaps this is what Fantazio is alluding to when he sings on ‘Learn’, “help me to learn day by day how to catch the wind and let it fly away”. This voyage, perhaps like the improvisation, should have no end. It is the voyage itself and not the destination that is important. When you reach the destination you should let it fly away or you’ll never move forward again. This idea gets re-emphasized on track ‘Debarasse Toi’ where Fantazio puts the point across more crudely, “Debarrasse toi de tout ces idols et en invente des moins connes et têtue. Debarrasse toi des contractions bien figées et débrouilles toi de continuer un chantier”.There are some great lighter pop moments on this record. ‘Adrile Dreams’ grooves along in a dub reggae kind of way with a twinkle of piano stuck in here and there. ‘El Docteur’ jumps and swings away nicely. It’s the kind of song that could even get mainstream radio play if it weren’t for the fact that the junkie in the song keeps wanting to “fuck his doctor”. It seems that popularity isn’t something that Fantazio is going to give into easily. On ‘La Musique Populaire’ he tells detractors advising him on how to attract more people to his concerts that their “pop and rock festivals” can basically go and fuck off. There is a real punk sensibility to Fantazio. You feel that he’s created his world on his own terms. Which may be why, on track 15, ‘Punks of London’ he sounds pretty disillusioned with the “official” punk philosophy which has evolved so little since the late 70’s. “Punks of London, they don’t know my name” he seems to shout reproachfully. ‘Sad times’ is a beautiful song which fittingly brings the album towards its end. I could imagine Lotte Lenya singing this. The SLMFS has taken us through the joys and tribulations of life and now this song touchingly brings the voyage to a close and celebrates death as a renewal rather than an end, “when these sweet lips are getting sad and over, another wind is coming right behind”. Fantazio assures us there’s nothing to be worried about since “les anges qui connaissent bien leur métier” will take care of us. The theme is repeated on the final, hidden track. It’s a jaunty and more upbeat song that comes over almost like a Hare Krishna chant. Fantazio sings cheerfully and repeatedly and rhetorically, “are you going to be living or dying” in this world? SLMFS is a debut album but this sounds like it could just as well have been their fifth. This is a band with a cult live following and the danger was always that SLMFS would disappoint and sound tame. Nothing could be further form the truth. Fantazio and his gang sound like they’ve taken ten years of blood, sweat and tears and condensed it into a great 60 minute mother fucking show.

 

 

 

Fantazio, Un vilain Bonhomme pas rigolo,

Par Thierry Pelletier

mercredi 21 octobre 2009  17:55

La première fois que j'ai croisé Fantazio, en 1987, j'ai voulu le kidnapper pour le torturer tranquille avec les copains à la maison, il avait l'air trop gentil. Faut dire qu'avec son air faussement nonchalant, sa gueule de doux métèque imberbe, il détonnait salement au milieu du troupeau d'apprentis grosses couilles que nous formions alors. Nous étions Psychobillys et les psychos c'était pas des pédés, la protubérance capillaire qui ornait notre front était là pour le rappeler.

En bon psycho, Fantazio trimballait déjà une contrebasse sur son dos, il se joignait parfois à nous lorsque nous tapions la manche dans le métro. On le trouvait pas assez précis, on le charriait, lui il s'en foutait. Pour la peine, il a joué tout seul, jour après jour, mois après mois, de squats en rades, et nous on a bien été obligés d'arrêter de le chambrer. Il était devenu ce type capable de faire danser les gens pendant trois plombes, aussi bien tout seul qu'entouré d'une douzaine d'acolytes. Au début on a un peu renaudé, ce mec là ne respectait aucun des dogmes rock'n rolliens en vigueur, il se sapait n'importe comment, il pouvait jouer avec des jazzeux, même des noirs parfois, devant un parterre de chevelus, voilà qui n'était pas orthodoxe. Il nous a pourtant fallu rapidement admettre qu'entre ses tirades hautement déconnatoires et ses improvisations à la limite de l'experimental, on se fendait tout de même bien la gueule à ses concerts, et nous rendre à l'évidence : de nous tous il était le plus capable   d'établir les conditions matérielles d'une disponibilité partagée à la joie,  créant ainsi une communauté aussi tangible qu'éphemère.
Il y a trois, quatre ans Fantazio, Frank, Bud et tout le gang avaient sorti un joli disque, bien intéressant , même s'il ne parvenait pas toujours à restituer la folie de leurs concerts. Ils viennent d'en bricoler un nouveau qui fleure bon le tonfa dans ta gueule et la terrorisation démocratique dans ton esprit. Un disque pour twister gaiement dans l'air du temps, qui raconte l'indicible, la séparation grandissante entre les êtres voulue par la grosse vieille machine molle, qui hurle la désolation de notre temps et le refus de celle-ci.
Fantazio aurait été un peu plus gentil, il partagerait l'affiche des grands festivals avec Sensemilia et nous on pourrait s'acheter de chouettes tee-shirts. A une époque ou il est de bon ton de chier une musique savamment métissée, vêtu de guenilles bien repassées, Fantazio n'en fait qu'à sa tête. Dans ses concerts c'est le bordel, ça grouille ça vit, les gens suent, rigolent ensemble et deviennent amis.
Mais des amis, c'est dangereux, ça discute et ensuite ça veut habiter ensemble les grands déserts sans bancs éclairés au néon.
Fantazio fabrique des amis, on se demande ce qu'attendent les brigades antiterroristes.


Thierry  "Cochran" Pelletier, dit Eddie l'embrouille.

Commentaires

1.Le mercredi 21 octobre 2009  19:20 .

Youhou, il est pas mort le Pelletier!
tabarnak, tu t'es fait désirer!

2.Le mercredi 21 octobre 2009  21:09 .

C'est vrai que pour ce qui serait d'donner des nouvelles, il se foule pas l'Cochrane.
Mwarf.

3.Le jeudi 22 octobre 2009  00:38 .

La première fois que j'ai croisé Fantazio, c'était dans les squats d'artiste, sil y a dix ans.; depuis, entendu parfois sur Inter, suivi dans des concerts fabuleux à l'Européen (y compris en soutien à Julien Coupat) et ailleurs, écouté son disque.. Et vous savez quoi? "reconnu",il ne change pas pour autant le bougre !

4.Le vendredi 23 octobre 2009  09:12 .

ah mama ! le fameux 21 juin devant un rade de la goutte d'Or : nous à la terrasse (on était au moins 4...) et avec son acolyte,les coups de chaines sur la contrebasse et devant les flics " la chasse est un sport français"
puis des années après avec des rappers de choc (quel choc quelle fête) et qq années après avec des japonais punks (quelle fête)
 

5.Le samedi 24 octobre 2009  22:30

C�lisse, il a encore du jus dans sa plume !
je seconde : hip hip hip Tabarnak !

6.Le samedi 12 d�cembre 2009 � 13:21

je me souviens que t'attendais quand même l'occasion de le baffer, vu comment il était énervant. P'têt' que t'as été atteint de vieillesse champêtre et de commistration bucolique...

 

A Poem,  Written by Miss Samantha Lavergnolle.

A band whose forms are always in motion
Able to change shapes so to dodge the blows,
This unusual music Gang steered by Fantazio
Had seen twenty musicians entering in, to and fro

All of them - be it for an evening or for a night,
Or even on tour for five years, under hot lights
Grounded by a core of 6 solid musicians
- All could make of an odd sound, or odd situation
The spur of a moment’s most splendid acquisition

They all carried in some needs, some wants,
some desires and ideas…
Which then in turn would fabulously nourish
The beast’s digestive behaviors in order to flourish

During those cruel times of standardised rock
(specifically customised for festival stock)
Fantazio’s Gang managed it’s own slithering way
From underneath all the clique’s clichés
(Just like a boa, it’s skin peeling at every new day)

In fifteen years of pleasant journeys (in a small van)
Probably the only rock band to have never sang,
From one eventful evening to the next,
The exact same list of music sets

Is that particularly brave ?
God only knows…

A radical approach, impossible to follow
By predictable record labels and professional fellows
Like little tin soldiers all walking in line
Bowing senselessly towards the digital shrine

Symbol of the rapid classification procedure
Of our terribly meager binary era
 
Here come the season’s hits
A winter having lasted fifteen years, that still isn’t over

Fruit-Album recorded by Bud and Emile Martin

Previously unreleased pieces edited, mixed and set on their way by Bud (Studio Garage).

With :

Junkaz Lou, Francesco Pastacaldi, Denis Schuler, Aymeric Avice, Fantazio, Benj Colin, Pierre Meunié, Stephane Danielidès, Frank Williams.