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Nato nel...

Il contrabassista, cantante e performer Fantazio, porta

la sua indelebile faccia da crooner da ormai vent’anni

a destra e a manca, in giro per il mondo della musica

fuori-norma. Di volta in volta one-man band furioso,

improvvisatore agitato, compositore meticoloso,

agitatore di masse, poeta e attore solitario, jazzman

confusionario. Delle sue collaborazioni si potrebbe

riempire un intero quaderno, da Benjamin Collin

a Charles Pennequin passando per Katharina

Ex. Responsabile di alcuni dischi, rari quanto

indispensabili, lo si trova regolarmente al fianco della

batterista-percussionista giapponese Emiko Ota, con

la quale condivide anche l’amore per l’avventura.

Frank de Quengo, per la presentazione

del disco GGots des Harry’s,

settembre 2015.

 

Né en...

Le contrebassiste, chanteur et performer Fantazio,

trimbale sa pomme de crooner indélébile depuis

une vingtaine d’années aux quatres coins des

musiques hors-norme. Tour à tour one-man band

furieux, improvisateur agité, compositeur méticuleux,

agitateur populaire, poète et acteur solitaire, jazzman

bordélique, ses collaborations rempliraient un carnet

de note, de Benjamin Colin à Charles Pennequin en

passant par Katherina Ex. Responsable de quelques

disques aussi rares qu’indispensables, on le retrouve

régulièrement aux côtés de la batteuse percussionniste

japonaise Emiko Ota avec qui il partage volontiers le

goût de l’aventure.

Frank de Quengo in présentation du

disque GGots des Harry’s.

 

 

Fantazio collectionne les appellations contrôlées : musicien, comédien, auteur-compositeur-interprète, improvisateur, histrion, trublion, poil à gratter... Des appellations forcément réductrices qui laissent de côté la profondeur du personnage pour ne mettre en avant que sa fantaisie. Alors qu'il y a du fond chez le contrebassiste-chanteur. Engagé et engageant, il poursuit une démarche on ne peut plus cohérente : créer du lien et de la poésie " live ". Fêtes forcément inattendues, ses concerts se présentent comme de grands barnums improvisés. Punk de culture, pas forcément jazz, pas franchement chanson, Fantazio a su trouver comment magnifier l'art de l'à-peu-près, étonner son monde et susciter des rencontres-choc placées sous le signe de l'instinct. D'autant qu'il marche au coup de cœur, de ses consoeurs Joëlle Léandre ou Sarah Murcia à l'accordéoniste René Lacaille, en passant par Akosh S, Rodolphe Burger, Camille Boitel, Jean-Yves Ruff, les Indens déjantés d'Indus Bandits ou le Quatuor Bela, sans oublier son propre Gang. Lauréat de l'Académie de France à Rome - la Villa Médicis, où il a été pensionnaire en 2016 en catégorie musique, la création Lullaby Péplum avec Théo Ceccaldi sera le premier nouveau projet de son retour en France.

Improvvisatore che a scelto in quest"anno in residenza a Roma di lasciare un po' riposare i suoi vent'anni d'improvvisazione musicale per scrivere testi e discorsi sociali, politici e poetici, Fantazio, Invitato dalla filarmonica romana, fara un concerto composto di testi, su musica improvvisata o composta qua a Roma: un discorso del Papa Francesco del 24 dicembre 2020, qualche testi di Maiakovski, e qualche improvvisazioni verbali e sonori, in una piccola stanza leggera e carina del secolo XVI del piano terra della Filarmonia. Per questa forma, invita Antonin Tri-Hoang, stella bruciante del jazz improvvisato francese, tra ricerca curiosa e melodista furioso.

Fabrice Denys, detto Fantazio, è nato nel 1972. All'età di 15 anni ha ereditato un contrabbasso, che poco a poco a imparato a suonare. Ha così cominciato a esibirsi per strada come solista. In seguito si è trasferito per un anno a Pechino e poi a Berlino, dove ha continuato a lavorare all'improvvisazione e dove è restato fino al 1999. Interessato alla rottura dei ritmi, delle situazioni e degli angoli di attacco, ha collaborato con numerosi musicisti, in sale da concerto e in teatri. Ha così elaborato performance "improvvisate" in Europa, Africa, Asia e America latina, sempre in compagnia del suo contrabasso e della sua voce, che "piega" nelle varie lingue che ormai conosce: l'italiano, lo spagnolo, il cinese, l'inglese e il francese. I suoi spettacoli diventano delle situazioni in cui musica, performance teatrale e poetica si mescolano per scavare sempre più nei legami fra disturbi intimi e sociali.

Histrion, trublion, poil à gratter. Fantazio collectionne les appellations contrôlées. évidemment réductrices, elles délaissent la profondeur du personnage pour n'accentuer que sa fantaisie. Entre décroissance, artisanat et DIY, le contrebassiste-chanteur n'est pas là pour " vendre du disque ", mais pour créer du lien " live ". Pas vraiment punk, pas tout à fait jazz, pas franchement chanson, il magnifie l'art de l'à-peu-près et marche au coup de cœur. Après Joëlle Léandre, Denis Charolles ou Katherina Ex, il a " flashé " pour le saxophone ondulatoire de l'ex-ONJ Antonin-Tri Hoang lors d'une soirée hommage à Jacques Thollot en début d'année. Une rencontre de bonne augure!

 

Après vingt ans de joies et catastrophes,

de sacs entiers de textes perdus et d'amitiés retrouvées,

FANTAZIO vous présente

Un fantaztico voyage au pays des enfants déformés,

En quatre tomes sonores,

truffés de Rockabilly-Hip-Hop improvisés, chansons militaires régréssives, Nursery Rhymes, Jazz primitif et psychoanalgroove.

Pour chaque don de sang sûr dépassant 80 euros: une chanson improvisée de trente secondes à partir de votre prénom et d'un traumatisme enfantin de votre choix.

 

Il est comme ces affiches qu’on déchire, qui laissent apparaître les bribes d’affiches plus anciennes, on tire des lambeaux, ça fait apparaître des couleurs, on superpose un chiffre, une pizza, un clavecin, Trump, un aspirateur… On déchire un immeuble, ça dévoile une bouche qu’on lacère, une forêt jaillit dans la bouche de l’immeuble, on balafre une lèvre, le fragment d’un avion percute une horde au galop, on déchire et des sirènes-bazooka sur la pizza, on déchire et Marilyne Mitterand, on déchire et ça fait des monstres, on déchire et ça fait des énigmes, ça n’est jamais pareil, Fantazio. Il est une danse infinie dans laquelle le passé surgit, un passé aussi vivace qu’un présent, aussi surprenant qu’un futur, c’est une infinie métamorphose qui voudrait que le présent soit à nouveau le chaos qui contiendrait enfin tout l’univers…
Fantazio vient clore notre festival, nous ne savons heureusement pas à quoi ressemblera sa tentative. C’est exactement ce qu’on espère de Fantazio : ne pas savoir.

Nicolas Flesch.

 

Fantazio, Un vilain Bonhomme pas rigolo

mercredi 21 octobre 2009 à 17:55

La première fois que j'ai croisé Fantazio, en 1987, j'ai voulu le kidnapper pour le torturer tranquille avec les copains à la maison, il avait l'air trop gentil. Faut dire qu'avec son air faussement nonchalant, sa gueule de doux métêque imberbe, il détonnait salement au milieu du troupeau d'apprentis grosses couilles que nous formions alors. Nous étions Psychobillys et les psychos c'était pas des pédés, la protubérance capillaire qui ornait notre front était là pour le rappeler.

En bon psycho, Fantazio trimballait déjà une contrebasse sur son dos, il se joignait parfois à nous lorsque nous tapions la manche dans le métro. On le trouvait pas assez précis, on le charriait, lui il s'en foutait. Pour la peine, il a joué tout seul, jour après jour, mois après mois, de squats en rades, et nous on a bien été obligé d'arréter de le chambrer. Il était devenu ce type capable de faire danser les gens pendant trois plombes, aussi bien tout seul qu'entouré d'une douzaine d'acolytes. Au début on a un peu renaudé, ce mec là ne respectait aucun des dogmes rock'n rolliens en vigueur, il se sapait n'importe comment, il pouvait jouer avec des jazzeux, même des noirs parfois, devant un parterre de chevelus, voilà qui n'était pas orthodoxe. Il nous a pourtant fallu rapidement admettre qu'entre ses tirades hautement déconnatoires et ses improvisations à la limite de l'experimental, on se fendait tout de même bien la gueule à ses concerts, et nous rendre à l'évidence : de nous tous il était le plus capable «  d'établir les conditions matèrielles d'une disponibilité partagée à la joie » créant ainsi une communauté aussi tangible qu'éphémère.
Il y a trois, quatre ans Fantazio, Frank, Bud et tout le gang avaient sorti un joli disque, bien intéressant , même s'il ne parvenait pas toujours à restituer la folie de leurs concerts. Ils viennent d'en bricoler un nouveau qui fleure bon le tonfa dans ta gueule et la terrorisation démocratique dans ton esprit. Un disque pour twister gaiement dans l'air du temps, qui raconte l'indicible, la séparation grandissante entre les êtres voulue par la grosse vieille machine molle, qui hurle la désolation de notre temps et le refus de celle-ci.
Fantazio aurait été un peu plus gentil, il partagerait l'affiche des grands festivals avec Sensemilia et nous on pourrait s'acheter de chouettes tee-shirts. A une époque ou il est de bon ton de chier une musique savamment métissée, vétu de guenilles bien repassées, Fantazio n'en fait qu'à sa tête. Dans ses concerts c'est le bordel, ça grouille ça vit, les gens suent, rigolent ensemble et deviennent amis.
Mais des amis, c'est dangereux, ça discute et ensuite ça veut habiter ensemble les grands déserts sans bancs éclairés au néon.
Fantazio fabrique des amis, on se demande ce qu'attendent les brigades antiterroristes.


 



Thierry  "Cochran" Pelletier, dit Eddie l'embrouille.

Commentaires

1.Le mercredi 21 octobre 2009 à 19:20 .

Youhou, il est pas mort le Pelletier!
tabarnak, tu t'es fait désiré!

2.Le mercredi 21 octobre 2009 à 21:09 .

C'est vrai que pour ce qui serait d'donner des nouvelles, il se foule pas l'Cochrane.
Mwarf.

3.Le jeudi 22 octobre 2009 à 00:38 .

La première fois que j'ai croisé Fantazio, c'était dans les squats d'artiste, sil y a dix ans.; depuis, entendu parfois sur Inter, suivi dans des concerts fabuleux à l'Européen (y compris en soutien à Julien Coupat) et ailleurs, écouté son disque.. Et vous savez quoi? "reconnu",il ne change pas pour autant le bougre !

4.Le vendredi 23 octobre 2009 à 09:12 .

ah mama ! le fameux 21 juin devant un rade de la goutte d'Or : nous à la terrasse (on était au moins 4...) et avec son acolyte,les coups de chaines sur la contrebasse et devant les flics " la chasse est un sport français"
puis des années après avec des rappers de choc (quel choc quelle fête) et qq années après avec des japonais punks (quelle fête)
 

5.Le samedi 24 octobre 2009 à 22:30

Câlisse, il a encore du jus dans sa plume !
je seconde : hip hip hip Tabarnak !

6.Le samedi 12 décembre 2009 à 13:21

je me souviens que t'attendais quand même l'occasion de le baffer, vu comment il était énervant. P'têt' que t'as été atteint de vieillesse champêtre et de commisération bucolique...